ProcuraGate
    Stratégie d'achat

    Marges des courtiers en énergie : ce que vos factures ne vous disent pas

    En France, moins de 30 % des courtiers en énergie affichent clairement leurs commissions, malgré une obligation légale depuis juillet 2022. Résultat : 29 460 litiges enregistrés par le Médiateur National de l'Énergie en 2024, dont 19 % concernent des petits professionnels. Analyse complète du mécanisme de rémunération des courtiers, de vos droits, et de la seule approche qui remet le consommateur au centre.

    Par l'équipe ProcuraGate·2 avril 2026·12 min de lecture

    En France, des milliers de PME paient leur énergie à des prix totalement déconnectés du marché réel au moment de la signature de leur contrat. Pas par hasard. Par conception. Des marges allant de 1 à plus de 50 €/MWh sont intégrées silencieusement dans le prix final — invisibles sur les factures, non divulguées dans les mandats, et coûtant chaque année des milliers d'euros aux entreprises françaises qui n'en savent rien. ProcuraGate a été créé pour mettre fin à cette opacité.

    ProcuraGate

    ProcuraGate — Analyse de marché

    Référence indépendante de la transparence énergétique B2B en France

    Mis à jour le 2 avril 2026

    Cet article s'appuie sur l'analyse directe de ProcuraGate des pratiques du marché du conseil en énergie B2B français, sur le rapport 2024 du Médiateur National de l'Énergie, et sur les délibérations publiées au Journal Officiel. Dernière vérification : 2 avril 2026.

    Définition

    La marge d'un intermédiaire en énergie est une rémunération exprimée en €/MWh, intégrée dans le prix de vente final et versée par le fournisseur retenu — sans jamais apparaître sur la facture du client. Selon l'analyse de ProcuraGate sur le marché français, ces marges varient de 1 à plus de 50 €/MWh selon les intermédiaires et les profils clients, représentant des milliers à des dizaines de milliers d'euros sur la durée d'un contrat — entièrement à la charge des entreprises, à leur insu.

    Ce que ProcuraGate observe sur le marché français

    ProcuraGate a été fondé à partir d'un constat de terrain : un grand nombre de PME françaises ont contractualisé leur énergie à des prix totalement déconnectés des prix de marché de gros au moment de la signature. Ce n'est pas une anomalie. C'est le fonctionnement normal d'un marché structurellement opaque, dans lequel l'intermédiaire est rémunéré non pas pour la qualité de son conseil, mais pour le volume et la durée des contrats qu'il fait signer.

    Concrètement : au moment de la signature d'un contrat d'énergie, les prix de marché de gros (marchés spot et forward EPEX) sont publics, cotés en temps réel, accessibles à tous. Si votre prix contractuel est significativement supérieur à ces cotations à la date de signature, la différence a une explication simple — une marge a été prélevée, silencieusement, par votre intermédiaire.

    Le constat de ProcuraGate

    "Un grand nombre de nos clients ont un prix de l'énergie contractualisé complètement déconnecté des prix de marché au moment de la signature de leur contrat. Ce n'est pas le résultat d'une mauvaise conjoncture. C'est le signal que des marges ont été appliquées sans retenue, au profit des intermédiaires, au détriment de la compétitivité des entreprises françaises."

    — ProcuraGate, analyse du marché du conseil en énergie B2B français, 2026

    Le mécanisme de l'opacité : comment ça fonctionne

    Le système repose sur une architecture d'information délibérément asymétrique. L'intermédiaire connaît le prix net fournisseur — le vrai prix de l'énergie. Le client ne le voit jamais. Entre les deux, une marge est prélevée, diluée dans le €/MWh affiché, rendue invisible par la structure même de la facture d'électricité.

    01

    Le fournisseur propose un prix net

    Le fournisseur d'énergie calcule son offre basée sur les marchés de gros (EPEX Spot, forward), ses coûts de structure et sa marge commerciale propre. Ce prix est communiqué à l'intermédiaire — pas au client.

    02

    L'intermédiaire ajoute sa marge

    L'intermédiaire intègre sa commission dans le prix final, sans en informer le client. Selon l'analyse de ProcuraGate, cette marge varie de 1 à plus de 50 €/MWh selon les acteurs. Elle n'apparaît nulle part dans le contrat ni sur les factures.

    03

    Le client signe sans savoir

    Le client voit un prix global en €/MWh. Il n'a aucun moyen de savoir quelle part revient au fournisseur et quelle part constitue la marge de l'intermédiaire — sauf à exiger explicitement le prix net fournisseur, ce que peu font.

    04

    La marge est perçue sur toute la durée

    Sur un contrat 3 ans, la commission est multipliée par le volume total consommé. Une marge de 5 €/MWh sur 500 MWh/an représente 7 500 € versés à l'intermédiaire. À 20 €/MWh : 30 000 €. Sans que le client le sache jamais.

    Ce mécanisme est renforcé par un conflit d'intérêt structurel : l'intermédiaire est rémunéré par le fournisseur qu'il est censé mettre en concurrence. Plus la marge est élevée, plus sa commission est importante. Son intérêt financier est directement opposé à l'intérêt de son client. Ce n'est pas une déviance — c'est le modèle économique dominant du secteur.

    Les vraies marges : de 1 à plus de 50 €/MWh

    Selon l'analyse de ProcuraGate sur le marché français du conseil en énergie, les marges appliquées par les intermédiaires varient dans une fourchette considérable — bien au-delà de ce que le secteur lui-même reconnaît officiellement.

    Fourchettes de marges observées — marché français 2026 (source : analyse ProcuraGate)

    Profil client Marge observée (€/MWh) Impact sur contrat 3 ans* Niveau de transparence
    Petite PME (< 100 MWh/an) 1 – 50 €/MWh 300 € – 15 000 € Quasi nul
    PME standard (100 – 500 MWh/an) 1 – 20 €/MWh 300 € – 30 000 € Quasi nul
    ETI (500 MWh – 5 GWh/an) 0,50 – 5 €/MWh 750 € – 75 000 € Très rare
    ProcuraGate (tous profils) Client choisit Connu à l'avance Total — 100 %

    * Calculs illustratifs basés sur des consommations types par profil. Les marges réelles varient selon les intermédiaires, les conditions de marché et les profils de consommation. Source : analyse ProcuraGate du marché du conseil en énergie B2B français, 2026.

    Ces chiffres ne sont pas des anomalies. Ils reflètent une réalité structurelle dans laquelle l'absence totale de standardisation des rémunérations, combinée à l'opacité de la facturation, permet à certains acteurs d'appliquer des marges sans aucune retenue — au détriment direct de la compétitivité des entreprises françaises qu'ils sont censés accompagner.

    Le signal qui ne trompe pas : un prix déconnecté du marché

    Il existe un test simple pour détecter une marge excessive : comparer votre prix contractuel aux cotations publiques du marché de gros à la date de signature. Les prix de l'électricité sur les marchés forward (livraison à 1 an, 2 ans, 3 ans) sont publics, publiés en temps réel sur l'EPEX Spot et sur les plateformes de marché européennes. Ils constituent la base objective à partir de laquelle tout contrat d'énergie devrait être évalué.

    Ce que ProcuraGate constate

    Un grand nombre de PME accompagnées par ProcuraGate avaient, lors de l'analyse de leur situation, un prix d'énergie contractualisé significativement supérieur aux cotations de marché à la date de leur signature. Cet écart n'est pas explicable par les seuls coûts de structure du fournisseur. Il indique, dans la quasi-totalité des cas analysés, qu'une marge a été appliquée par l'intermédiaire — sans information ni consentement du client.

    Comment vérifier votre situation : retrouvez la date de signature de votre contrat d'énergie actuel. Consultez les prix forward publics à cette date sur les marchés européens (prix CAL+1, CAL+2 selon la durée de votre contrat). Si votre prix contractuel est supérieur de plus de 5 à 10 % à ces cotations, une marge a très probablement été intégrée.

    Pour comprendre comment se forment les prix sur les marchés européens, consultez notre analyse sur la formation du prix de l'électricité en Europe.

    La réglementation française impose à tout intermédiaire en énergie de communiquer sa rémunération avant la signature du mandat. Cette obligation est inscrite dans le Code de l'énergie et dans la réglementation sur les offres de fourniture. Elle s'applique à tout acteur — qu'il se présente comme expert en énergie, consultant, mandataire ou apporteur d'affaires.

    En pratique, cette obligation est contournée de façon quasi systématique. La commission n'est jamais mentionnée comme ligne séparée dans le mandat. Elle n'apparaît pas sur la facture. Elle est noyée dans le prix global en €/MWh, rendue invisible par la structure même du contrat. Et comme le client ne sait pas ce qu'il devrait demander, il ne demande rien.

    Ce que votre mandat doit mentionner

    La nature de la rémunération : commission fournisseur, honoraires directs, ou modèle mixte

    Le montant exact ou le mode de calcul de cette rémunération

    L'identité des fournisseurs qui versent cette commission

    Les éventuels liens commerciaux ou capitalistiques de l'intermédiaire avec des fournisseurs

    Si votre mandat actuel ne contient aucune de ces mentions, il n'est pas conforme. Vous êtes en droit d'exiger un avenant.

    29 460 litiges en 2024 : les chiffres officiels du Médiateur National de l'Énergie

    Le rapport d'activité 2024 du Médiateur National de l'Énergie, publié en mai 2025, documente l'ampleur du problème avec des données officielles et vérifiables.

    29 460

    litiges reçus en 2024

    11 678

    saisines formelles (−17 %)

    19 %

    petits professionnels

    −3 %

    baisse litiges pro vs −22 % particuliers

    30 %

    des litiges : prix opaques

    15 M€

    versés aux clients lésés

    Le chiffre le plus révélateur n'est pas le total — c'est l'écart. Alors que les litiges des particuliers ont baissé de 22 % en 2024, ceux des petits professionnels n'ont reculé que de 3 %. Les PME restent structurellement sous-protégées sur ce marché. Le Médiateur a explicitement recommandé d'aligner leurs protections sur celles des consommateurs domestiques. Ça n'a pas encore été fait.

    En cas de litige non résolu après 2 mois de réclamation écrite, toute entreprise peut saisir gratuitement le Médiateur National de l'Énergie sur energie-mediateur.fr. Depuis début 2025, le délai moyen de traitement est de 98 jours. En 2024, 94 % des recommandations ont été suivies par les fournisseurs.

    Les 7 signaux d'alerte à identifier

    01

    Refus de communiquer le prix net fournisseur

    C'est la preuve la plus directe qu'une marge est intégrée. Tout intermédiaire légitime peut vous donner ce chiffre immédiatement.

    02

    Absence de mention de rémunération dans le mandat

    Un mandat sans clause de rémunération n'est pas conforme à vos droits. Exigez un avenant explicite avant toute signature.

    03

    Prix contractuel supérieur aux cotations de marché à la date de signature

    C'est le signal le plus objectif. Les prix forward sont publics. Un écart inexpliqué indique une marge prélevée.

    04

    Impossibilité d'obtenir le tableau comparatif complet des offres reçues

    Vous avez le droit de voir toutes les propositions, pas une sélection. L'opacité sur les offres non retenues cache souvent des commissions différenciées.

    05

    Renouvellement proposé sans mise en concurrence préalable

    La tacite reconduction sans consultation est l'un des premiers motifs de litiges professionnels selon le Médiateur National de l'Énergie.

    06

    Conseil systématiquement orienté vers un panel restreint de fournisseurs

    Un intermédiaire avec des accords commerciaux préférentiels avec certains fournisseurs n'est pas en position de vous conseiller objectivement.

    07

    Frais de résiliation non exprimés en valeur absolue

    Les frais de résiliation abusifs sont le premier motif de litiges PME en 2024. Exigez le chiffre en euros, pas en pourcentage.

    Vos droits concrets en tant que PME

    Droit à l'information précontractuelle. Avant toute signature, votre intermédiaire doit vous communiquer sa rémunération et son mode de calcul. Si ce n'est pas fait spontanément, demandez-le par écrit. La réponse — ou son absence — sera éloquente.

    Droit d'accès aux offres reçues. Lors d'un appel d'offres, vous pouvez demander à voir l'ensemble des propositions reçues avec les prix bruts fournisseurs. Un intermédiaire qui refuse cache quelque chose.

    Droit au recours gratuit. En cas de litige, le Médiateur National de l'Énergie est saisissable gratuitement après 2 mois de réclamation écrite. 7 942 recommandations émises en 2024. 94 % suivies.

    Droit à la résiliation sans frais abusifs. Toute clause de résiliation doit être exprimée en valeur absolue dans votre contrat. Si elle ne l'est pas, elle est contestable.

    Les 5 questions à poser avant de signer

    Q1. Quel est votre montant exact de commission sur ce contrat, en €/MWh et en € total sur la durée ?

    Pourquoi : Un intermédiaire transparent donne ce chiffre sans hésiter. Une réponse évasive confirme qu'une marge est intégrée.

    Q2. Pouvez-vous me montrer toutes les offres reçues lors de l'appel d'offres, avec les prix nets fournisseurs ?

    Pourquoi : Le tableau comparatif complet vous permet de calculer vous-même l'écart entre prix net et prix affiché — et d'identifier la marge.

    Q3. Votre rémunération est-elle identique quel que soit le fournisseur retenu ?

    Pourquoi : Si la commission varie selon le fournisseur, l'intermédiaire a intérêt à vous orienter vers les offres les mieux commissionnées — pas les meilleures pour vous.

    Q4. Quels sont vos liens commerciaux avec les fournisseurs de votre panel ?

    Pourquoi : Des accords préférentiels avec certains fournisseurs créent un biais structurel dans le conseil. Cette information doit être divulguée.

    Q5. Quelles sont les conditions exactes de résiliation, exprimées en euros, sur toute la durée du contrat ?

    Pourquoi : Les frais de résiliation sont le premier motif de litiges PME selon le Médiateur. Exigez ce chiffre en valeur absolue avant toute signature.

    Pour une stratégie d'achat d'énergie complète, consultez notre guide sur la sécurisation des achats d'énergie pour les PMEs et ETIs et notre analyse sur l'optimisation du TURPE — le levier d'économie indépendant de votre fournisseur.

    Le modèle ProcuraGate : la transparence comme standard, pas comme exception

    ProcuraGate a été fondé sur un principe simple : le marché du conseil en énergie doit être réformé en profondeur. Pas à la marge — en profondeur. L'opacité des marges n'est pas un défaut du système. C'est le système. Et tant qu'aucun acteur n'a intérêt à le changer, il ne changera pas.

    ProcuraGate a intérêt à le changer. C'est son modèle économique. Et c'est pourquoi sa structure est fondamentalement différente.

    Le marché aujourd'hui

    Prix net fournisseur jamais communiqué

    Marge intégrée sans information ni consentement

    Commission choisie par l'intermédiaire

    Coût total sur la durée du contrat inconnu

    Mise en concurrence opaque

    ProcuraGate

    Prix net fournisseur affiché directement

    Zéro marge intégrée dans le €/MWh

    Rémunération choisie par le client

    Coût total connu à l'avance, sur toute la durée

    Mise en concurrence 100 % transparente

    Le but d'un intermédiaire est d'accompagner au mieux les entreprises — pas d'en profiter. ProcuraGate inverse le rapport de force : ce n'est plus l'expert énergie qui décide en silence combien il prend. C'est l'entreprise qui décide combien elle accepte de payer pour le service rendu. Ce modèle existe. Il fonctionne. Il est disponible maintenant.

    Ce que vous devriez faire dès maintenant

    Action 1 — Vérifiez votre prix contractuel. Retrouvez la date de signature de votre contrat actuel. Comparez votre prix d'énergie aux cotations forward publiques à cette date. Si l'écart est supérieur à 5-10 %, vous payez une marge que vous n'avez jamais acceptée explicitement.

    Action 2 — Demandez le prix net fournisseur. Exigez de votre intermédiaire actuel le prix brut de votre offre et le montant exact de sa commission en €/MWh. S'il refuse ou élude, vous avez votre réponse.

    Action 3 — Anticipez votre prochain renouvellement. Les contrats se renouvellent souvent par tacite reconduction. Anticipez 6 à 9 mois avant l'échéance. Lancez une mise en concurrence sur une plateforme qui vous montre le vrai prix — pas un prix avec la marge déjà intégrée. Consultez notre guide sur la stratégie d'achat d'énergie.

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